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Désir

 

 

Le Désir (notation : D) est la quatrième Dimension du Monde, et correspond à la mythologie intime.

 

Ses coordonnées spatiotemporelles le situent dans le passé intérieur (ou affectif), autrement dit dans l’histoire intime du sujet. Il désigne le vécu interne, les volontés et les espoirs construits au fil du temps, la trame des flux de conscience intérieurs (croyances, illusions, savoir, culture, « philosophie de vie »).

 

Deux exemples :

 

Si « la couleur blanche » est le sujet, son Désir représente ce que veut le blanc (plus de lumière, plus de visibilité, symboliser la neutralité, etc.).

Si « l’éléphant » est le sujet, son Désir représente ce qu’il vise dans le monde (manger, boire, se baigner, se reproduire, etc.).

 

Attention avec ce concept : il ne désigne pas ici le manque à combler (= Besoin), mais l’histoire plus ou moins obscurcie de nos trames affectives et de nos états d’esprit. En d’autres termes, le Désir dit moins ce que nous voulons, fantasmons ou imaginons que ce que nous sommes habitués à vouloir, à fantasmer, à imaginer. Il indique non des dispositions à venir mais des dispositions acquises – par les coups durs de la vie, par les fréquentations, et d’abord par les valeurs morales et culturelles inculquées durant l’âge tendre. Le Désir correspond à ce que nous dicte notre conscience. Il montre vers quoi nous portent intérieurement les leçons reçues par notre éducation, par notre milieu, ou tirées de nos expériences passées. S’il s’applique à une situation ou à une structure impersonnelle, il en détermine le cheminement intérieur, l’archivage dynamique des états internes qui influence la représentation du cours actuel des choses. Il contient « l’historique du dedans », comme le disait Imre, c’est-à-dire la mémoire des logiques intimes empruntées, de leurs réussites et de leurs échecs – mémoire qui conditionne les projections actuelles et futures (crainte ou espoir, pessimisme ou optimisme, crispation ou lâcher-prise). Une Dimension essentielle pour cerner les croyances, les illusions, les idéologies suivies et la philosophie « maison ».

 

Avec 2 Dimensions adjacentes (I et C), le Désir donne 2 points d’onde de choc ou de charme pour la comptabilisation des ondes.

 

Au sens courant, le désir désigne la puissance qui tend vers une satisfaction au-delà du strict besoin. Désirer, ce n’est pas vouloir combler un manque, ni « avoir faim » de quelque chose : c’est vouloir jouir, et jouir déjà de cette volonté-là ! Le désir est toujours un plaisir en soi ; qu’une éventuelle culpabilité en fasse aussi une douleur n’y change rien… « On se repaît aussi un peu de son désir. » (Franz Kafka).

 

À l’opposé de ce que fait croire la tradition philosophique depuis Platon, Gilles Deleuze ne conçoit pas le désir comme un manque : le désir est toujours plein.Il est affirmation et construction, joie et liberté, dynamisme de la subjectivité – car une machine désirante fonctionne en nous, nous poussant à nous satisfaire et à transformer le monde :

 

« Le désir ne dépend pas d’un manque, désirer n’est pas manquer de quelque chose, le désir ne renvoie à aucune Loi, le désir produit. […] Il fonctionne comme un mécanisme, produit de petites machines, établit des liaisons entre les choses. Tout cela, en d’autres termes, signifie peut-être que le désir est révolutionnaire. Ce qui ne signifie pas qu’il veuille la révolution. C’est mieux que ça. Il est révolutionnaire par nature parce qu’il construit des machines qui, en s’insérant dans le champ social, sont capables de faire sauter quelque chose, de déplacer le tissu social. »

 

 

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